Chronique 31 CIHO – Retrouver l’équilibre – Garde des enfants – Quand un parent travail loin
🎙️ Chronique – Garde des enfants quand un parent travaille loin… est-ce possible?
Bonjour,
Aujourd’hui, je vous partage une situation très concrète que je rencontre régulièrement en médiation familiale.
👉 Un parent travaille à l’extérieur… souvent dans le Nord du Québec.
On parle ici d’un horaire typique : 14 jours de travail, 14 jours de congé.
Pendant ce temps, l’autre parent est présent au quotidien avec les enfants : école, routine, devoirs, activités.
Et une question revient presque toujours :
👉 Est-ce qu’une garde 50/50 est encore possible… ou réaliste dans ce contexte?
🧠 La réponse, comme souvent en médiation, c’est :
👉 ça dépend… mais surtout, il faut s’adapter à la réalité.
💡 Dans plusieurs cas que je vois sur le terrain, les parents vont plutôt vers une garde asymétrique.
Par exemple :
- 60 % / 40 %
- parfois 70 % / 30 %
Pourquoi?
👉 D’abord pour assurer une stabilité aux enfants.
Les enfants ont besoin de repères :
- leur école
- leurs amis
- leurs activités
Quand un parent est absent pendant 14 jours, ça devient difficile de maintenir une alternance stricte.
👉 Ensuite, parce que l’horaire de travail rend le 50/50… très complexe.
Un enfant ne peut pas être “en garde partagée” avec un parent qui est physiquement absent la moitié du temps.
👉 Et aussi pour éviter trop de transitions.
Les changements fréquents peuvent devenir insécurisants, surtout pour les plus jeunes.
🎯 Mais attention à quelque chose de très important.
👉 Une garde asymétrique ne veut absolument pas dire qu’un parent est moins important.
Au contraire.
👉 Ce qu’on cherche, c’est adapter le temps… sans diminuer le lien.
💬 Et concrètement, ça veut dire quoi?
Ça veut dire qu’on peut :
✔ Maximiser le temps de qualité pendant les périodes de congé
✔ Prévoir des contacts réguliers quand le parent est à distance
✔ Adapter les vacances et les congés scolaires
Par exemple :
👉 Quand le parent revient de ses 14 jours de travail, il peut avoir les enfants plusieurs jours consécutifs.
👉 On peut aussi prévoir :
- des appels vidéo
- des routines à distance
- des moments fixes dans la semaine
👉 L’objectif, ce n’est pas seulement “le nombre de jours”…
➡️ c’est la qualité du lien.
🧠 Ce que je vois souvent en médiation, c’est que les parents arrivent avec une idée en tête :
👉 “On veut du 50/50 parce que c’est plus équitable.”
Mais en réalité…
👉 Les meilleures ententes ne sont pas celles qui sont parfaitement égales.
➡️ Ce sont celles qui sont adaptées à la réalité de la famille.
📌 Et chaque situation est unique.
On doit toujours tenir compte de plusieurs éléments :
- l’âge des enfants
- la distance entre les parents
- le type d’horaire de travail
- la capacité des parents à collaborer
👉 Par exemple, un adolescent ne vivra pas ça de la même façon qu’un enfant de 5 ans.
👉 Une distance de 15 minutes… ce n’est pas la même chose que 5 heures de route.
💬 Et parfois, ce qui fonctionne aujourd’hui ne fonctionnera plus dans 2 ans.
👉 Les ententes doivent être évolutives.
🎯 Un autre point important :
👉 Il ne faut pas tomber dans le piège de vouloir compenser.
Certains parents disent :
“Je ne suis pas là 14 jours… donc je dois tout reprendre en 14 jours.”
Mais ça peut devenir intense pour les enfants.
👉 On veut plutôt créer une relation stable, prévisible et sécurisante.
💡 En médiation, on travaille beaucoup là-dessus :
✔ trouver un équilibre
✔ réduire les tensions
✔ garder le focus sur les enfants
👉 Parce qu’au final…
➡️ ce n’est pas une question de “qui a plus de temps”
➡️ c’est une question de ce qui est le mieux pour les enfants
💬 Et souvent, quand les parents comprennent ça…
👉 les décisions deviennent plus simples.
📞 Si vous vivez une situation semblable…
ou si vous vous posez des questions sur la garde des enfants dans un contexte de travail à distance…
👉 vous pouvez me contacter directement.
Je suis disponible en ligne, partout au Québec.
Stéphane Girard
Médiateur accrédité
Solution Humaine
💬 Et je vous laisse avec ceci :
Une entente bien adaptée dès le départ peut éviter beaucoup de conflits…
et surtout, offrir aux enfants la stabilité dont ils ont besoin.
À la prochaine.
